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Droit des femmes

Privilèges

Privilèges

Définition 

Un privilège est un avantage attribué à un individu ou un groupe d’individus. Dans nos sociétés, si cela n’est pas restranscrit dans le droit, il est néanmoins possible de l’observer dans les faits.

Les privilèges sont présents pour tout type d’oppression. Ëtre un homme est plus avantageux que d’être une femme. Une personne blanche possède plus de privilèges qu’une personnes racisée. Avoir un handicap nous défavorise face à une personne « valide », et cela vaut aussi pour la classe sociale, l’âge, le poids, etc.

Aujourd’hui en Belgique ou en France, la situation la plus “idéale” serait d’être perçu comme un homme blanc, valide, hétérosexuel et cisgenre.

Par exemple, la liste des privilèges des hommes sur les femmes est grande : un meilleur salaire, une meilleure représentativité dans les médias et en politique, ne pas s’inquiéter de sa tenue vestimentaire, une probabilité moins grande d’être tué par son partenaire ou ex-partenaire…

L’invisibilité des privilèges 

Pourtant, de nombreux dominants ont des difficultés à reconnaître leur position privilégiée. Cette position est difficilement acceptable car elle n’est pas choisie. La force des privilèges est de paraître comme une situation normale et d’être invisible. Les groupes dominants ont donc appris à ne pas les voir.

Pour l’autrice Peggy McIntosh, évoquant le privilège blanc, ne pas reconnaître l’existence des privilèges sert au mythe de la méritocartie. Cette ignorance permettrait également de maintenir le même groupe de personnes au pouvoir.

De plus, lutter contre une oppression implique une perte des privilèges des dominants pour une réelle égalité de droits et de faits. Ainsi, être un homme et allié du féminisme signifie accepter de renoncer à ses privilèges.

Il est donc nécessaire de lutter contre ces privilèges en s’informant, en prenant conscience de sa position privilégiée, en aidant les personnes discriminées à être entendues.., (voir nore article sur la place des hommes dans le féminisme).

« On est dominant·e dans de nombreux cas de par sa naissance, une situation qu’on n’a pas choisie. On n’en est pas responsable. En revanche, on est responsable de ce que l’on fait depuis sa place de dominant·e. Et la responsabilité suppose la conscience : elle commence par le fait de regarder en face cette situation de dominant·e qui est la nôtre. » Ségolène Roy

 

Louise Delette

Références juridiques

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