Contraception

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La contraception est le fait d’utiliser une ou des méthodes visant à empêcher une grossesse lors de rapport sexuel.

Il existe différents types de contraceptifs. Le médecin généraliste, les centres de planning familial, le gynécologue peut fournir toutes les informations nécessaires pour faire un choix en toute conscience.

La contraception, une affaire de femmes ?

Actuellement, la contraception est principalement féminine. En effet, ce sont généralement les femmes qui portent cette charge mentale. Par exemple, en prenant quotidiennement la pilule (ou en prenant la pilule du lendemain après un rapport à risque), en mettant un stérilet ou un anneau, en suggérant l’utilisation du préservatif, etc.

Cette responsabilité, assumée par les femmes, se retrouve tant au niveau pratique que financier. Et cela semble normal, car ancré dans notre société. 

Pourtant, la contraception peut être une tâche partagée, supportée également par les hommes. Si cela n’est pas encore très répandu à l’heure actuelle, cela s’explique par différents facteurs.

Tout d’abord, le manque de possibilités déjà présentes sur le marché. De fait, en Belgique, seuls la vasectomie (stérilisation, pas toujours irréversible, pour les hommes) et le préservatif masculin sont des moyens contraceptifs à destination des hommes. Néanmoins, des changements sont possibles. Par exemple, l’anneau thermique pourrait être une solution efficace et non invasive pour l’homme. Un témoignage est disponible ici

Ensuite et surtout, l’industrie médicale, les professionnels et les pouvoirs publiques sont peu enclins à fournir les moyens financiers pour développer la recherche. Cela s’explique, notamment, par le désintérêt à investir dans ce domaine puisqu’il existe déjà des solutions, à savoir celles, principalement, à destination des femmes.

Enfin, les rôles genrés, c’est-à-dire les comportements que la société attend des hommes et des femmes, n’incitent pas les hommes à faire cette démarche.

La contraception n’est donc pas qu’une affaire de femmes et existe bel et bien pour les hommes. Ainsi, cela pourrait devenir une responsabilité partagée et un pas de plus vers l’égalité hommes-femmes dans ce secteur.

Ysaline Matthis

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