Revue de presse - 2020
En 2020, le monde a été bouleversé par la pandémie, mais Femmes de Droit n’a jamais cessé de se battre pour les droits des femmes et des enfants. Cette année a été marquée par des combats difficiles, mais nécessaires.
Nous avons parlé d’inceste, un sujet trop souvent tu. Parce que protéger nos enfants, c’est protéger notre avenir. Nous avons aussi alerté sur un danger invisible : avec le coronavirus, les violences conjugales ont risqué d’augmenter, car l’isolement renforce l’emprise.
Puis, il y a eu BalanceTonWilly, un mouvement qui a brisé le silence. Enfin, on a pu parler ouvertement de harcèlement sexuel et d’inceste, sans tabou. Nous avons rappelé que la reconnaissance des violences de genre n’est pas négociable : c’est un droit, pas une faveur.
Et quand l’Accord de gouvernement a été annoncé, nous avons réagi, épisode après épisode. Parce que chaque décision compte pour l’égalité.
À travers ces articles, vous verrez comment Femmes de Droit a continué à se battre, même dans l’adversité.
Lisez-les, partagez-les. Ensemble, changeons les choses.
L’inceste est une question éminemment féministe. Charlotte Maréchal nous donne l’occasion de parler du sujet dans son émission Bruxelles vit. A écouter
« Nous pointons régulièrement dans nos articles la déconnexion entre l’institution judiciaire et les femmes, pourtant victimes de nombreuses formes de violence et dont les attentes de justice sont trop souvent déçues. Miriam Ben Jattou et Ysaline Matthis, juristes auprès de l’asbl Femmes de droit, ont parcouru pour nous le volet justice de l’accord de gouvernement… Et ne sont pas convaincues. »
« Il est erroné d’affirmer que les violences envers les femmes ne sont que des violences parmi d’autres, sans spécificité, et s’expliquent par la seule différence morphologique : les femmes ne sont pas toujours moins fortes et ne sont évidemment pas « tuées parce qu’elles sont physiquement plus faibles que l’homme ». «
L’inceste est un tabou et impose un silence aux victimes. On en parle avec le Dr Ngiringabo, psychiatre dans l’émission La diaspora Chuchote sur Radio Campus.
« Parfois, je me sens un peu comme dans la chanson du groupe Sniper : « En France, je ne suis qu’un immigré, au bled, je ne suis qu’un Français ». »
Être confinée chez soi avec un homme violent est dangereux. Il est déconseillé de sortir. Mais il n’est pas interdit de fuir.
« Actuellement, la Belgique connaît un manque cruel de protection des mineur.e.s victimes d’inceste. En effet, le système juridique tend plutôt à protéger les auteurs présumés victimes de fausses allégations, laissant des enfants sans protection. Pourtant, l’OMS estime que l’inceste concerne 24 % des filles et 5 à 10 % des garçons. »