Revue de presse - 2021

En 2021, Femmes de Droit a continué à porter des combats essentiels, même si la crise sanitaire a rendu tout plus difficile. Nous avons pris la parole partout où c’était nécessaire, parce que les droits des femmes et des enfants ne peuvent pas attendre.

Nous avons parlé d’inceste à la télévision, sur TV5 Monde, pour briser le silence. Parce que cette violence, trop souvent ignorée, touche surtout les femmes et les filles. Les Grenades nous ont aussi donné la parole pour expliquer pourquoi l’inceste est une violence fréquente et genrée.

La question de la majorité sexuelle en Belgique a aussi été au cœur de nos réflexions. Et nous avons rappelé une évidence : qui ne dit mot ne consent pas. Parce que le consentement, c’est la base de toute relation saine.

En même temps, nous avons dénoncé les manques criants dans l’accompagnement des victimes d’inceste. Comment se reconstruire quand les moyens font défaut ? Nous avons aussi alerté sur les mesures COVID-19 qui ont épuisé les travailleurs et travailleuses de terrain. Leur engagement est indispensable, mais ils et elles ne peuvent pas tenir sans soutien.

Enfin, nous avons mis en garde contre l’aliénation parentale, un concept dangereux qui peut servir à nier les violences faites aux enfants. Et nous avons rappelé, avec humour et sérieux, que l’avortement ne mérite ni claques ni jugements.

Ces articles montrent une année de lutte, de prise de parole et de solidarité. Lisez-les, partagez-les.

Ensemble, faisons entendre nos voix.

Revue de presse

« Miriam Ben Jattou, juriste fondatrice de l’asbl Femmes de droit, conclut quant à elle que le texte, si cette exigence de dol général est maintenue, rendrait quasi impossible toute condamnation pour viol, par exemple. « 

Axelle Magazine

Article de Véronique Laurent dans le n°241, en septembre 2021

À l’origine d’un projet associatif, des responsables d’ASBL ne parviennent pas à obtenir des financements pour se rémunérer. Un véritable combat à mener… Entre la volonté d’aller de l’avant et le désarroi de ne pas être reconnu pour son action. Témoignages.

Mon ASBL

Article de Caroline Bordecq du 7 juin 2021

« De telles maladresses n’étonnent pas Miriam Ben Jattou, présidente de l’asbl Femmes de droit. Cette association tente de savoir dans quelles conditions se passent les IVG en Belgique. Les témoignages de comportements inappropriés concernent principalement des IVG pratiquées dans les hôpitaux, et non dans les centres de planning familial. »

« Le syndrome d’aliénation parentale (SAP) (ou l’aliénation parentale (AP)) a été inventé par Richard Gardner dans les années 1980. Ce concept n’a aucune validité scientifique, il n’est pas reconnu par l’OMS et il fait l’objet de nombreux débats. Le (S)AP décrit par Richard Gardner « repose souvent sur la prémisse que la femme et les enfants inventent de toutes pièces des situations de violence ou d’abus. Il s’agit là d’un problème majeur puisque cette idée sème le doute sur tout dévoilement, de crainte qu’il ne s’agisse d’une situation d’aliénation parentale. Même si cette idée des fausses allégations comme un phénomène fréquent ne tient sur aucune donnée scientifique (voir Trocmé et Bala, 2005), (…) il s’agit d’un discours fréquemment véhiculé dans les services sociaux et judiciaires ». »

« C’est une petite phrase qui n’a l’air de rien et qui est pourtant lourde de sens. Nous l’avons déjà toutes et tous prononcée, au détour d’une conversation où notre interlocuteur ou interlocutrice ne répondait pas assez vite à une question que nous lui posions. Cette petite phrase légère nous permet alors de décideur seul.e de ce que nous souhaitons en nous dédouanant de l’avius de l’autre que nous avons demandé sans résultat. Si elle se contentait de cet impact-là, il n’y aurait pas lieu d’en discuter davantage. Après tout, il s’agit là d’un accord communément admis. Sauf que ce n’est pas si simple. Cet article explique pourquoi, au départ d’une analyse critique de la notion de consentement. »
 
La survie financière de l’ASBL « Femmes de droit– Droit des femmes » est en danger… Pour faire entendre son appel à l’aide face à l’absence de subsides, l’association a rédigé une lettre aux Ministres et Secrétaires d’Etat en charge de l’égalité et/ou des droits des femmes. Epuisement des équipes, tâches en majorité non rémunérées, difficultés à décrocher des appels à projets… : découvrez le cri de désespoir de l’association, spécialisée sur la question de l’inceste !

Mon ASBL,

Carte blanche publiée le 20 avril 2021

« Bien que depuis le 1er confinement nous mobilisions plusieurs canaux pour rester en contact avec nos publics et tenir le cap, la situation générée par ce 2e confinement est devenue catastrophique. Nous nous trouvons face à des personnes qui vivent une grande détresse. Une détresse sociale et psychologique sans précédent. Les cas de décompensation psychique sont courants. Les dépressions aussi. Un auto isolement se manifeste. Une perte de contact. Nos appels restent parfois sans réponse. Les angoisses et la disparition des repères ne font qu’augmenter. « 
 

« « Inceste: une Belgique trop silencieuse? »: c’était la question de La Matinale ce mardi, avec Astrid Bedoret, avocate, Jean-Claude Maes, psychologue et auteur du livre « Inceste, peut-on s’en remettre? » et Miriam Ben Jattou, juriste et fondatrice de l’association belge Femmes de droit. »

« Le mécanisme de l’emprise est fondamental pour comprendre la spécificité de l’inceste, explique Miriam Ben Jattou, fondatrice de l’association Femmes de droit-Droit de femmes, et elle-même victime d’inceste : « Ce qui fera la différence, c’est le silence de la famille et de l’entourage qui prend souvent le parti de l’agresseur. Et ces mécanismes, le fait que l’agression se passe en famille, qu’elle soit perpétrée par un proche, font que l’enfant victime bien souvent n’en parle pas ou pas avant longtemps et avec grande difficulté. » Et l’inceste laisse des traces profondes sur le plan psychique et physique. Pour elle, on assiste aujourd’hui non pas à une libération de la parole mais bien à une libération de l’écoute. »

« La loi fixant la présomption de non consentement à 13 ans (avant 13 ans, on présume qu’une victime de viol ne peut avoir donné son consentement) a suscité un tollé en France (pourquoi pas plutôt 15 ans ?) avant d’être adoptée. Une telle loi devrait être envisagée chez nous ? La réponse de Miriam Ben Jattou, juriste à l’asbl Femmes de Droit. Pourquoi cette loi ? Il n’y avait pas de présomption de non consentement dans le droit français. D’où ce cas d’une jeune fille de 13 ans, violée par plusieurs pompiers, qui n’ont pas été condamnés car la justice a edstimé qu’il n’y avait pas assez de preuves qu’elle n’était pas consentante. En en Belgique ? Notre code pénal contient déjà des lois de présomption de non-consentement (jusqu’à 14 ans pour le viol et 16 ans pour l’attentat à la pudeur). Je suis partisane de les harmoniser avec une présomption de non consentement à 16 ans. « 

« Assisterait-on à un MeToo de l’inceste ? Peut-être bien, confirme la juriste Miriam Ben Jattou qui a fondé l’association belge Femmes de Droit. “Mais comme pour le mouvement MeToo sur les agressions sexuelles en 2017, je préfère dire qu’on commence à écouter les victimes plutôt que de dire qu’elles commencent à parler. Car les victimes ont toujours parlé. Pourtant, on a l’impression à chaque fois que la société redécouvre ce sujet”, observe-t-elle. »

Suite au livre de Camille Kouchner, l’inceste vient enfin au premier plan de l’actualité. Cependant, ne nous leurrons pas, nous assistons à une libération de l’écoute. Les victimes, elles, parlent depuis de longues années déjà.

TV5 Monde, Journal de 11h, 28 janvier 2021

Intervention de Miriam Ben Jattou.

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