Rapport d'activités 2022
Comme le montre le rapport d’activités, l’année 2022 a marqué un tournant important pour Femmes de Droit. Après plusieurs années de construction collective, l’association a franchi une nouvelle étape. En effet, l’association a ouvert ses premiers locaux à Namur. Ce nouvel espace a permis de mieux accueillir les bénévoles et les bénéficiaires. Mais aussi, il a contribué à soutenir le développement des nombreux projets portés tout au long de l’année.
En parallèle, l’équipe a continué à grandir. Ainsi, de nouvelles bénévoles et stagiaires ont rejoint l’association. Ensemble, elles ont participé à un travail immense. Il s’est notamment agi de soutien juridique, de vulgarisation du droit, de sensibilisation et de plaidoyer féministe. Grâce à cette énergie collective, Femmes de Droit a poursuivi sa mission : défendre les droits des femmes et des enfants, lutter contre les violences sexistes et sexuelles et rendre le droit plus accessible.
De plus en plus de demandes
L’année 2022 a aussi été marquée par une augmentation très importante des demandes d’aide. Par exemple, plus de 1.000 demandes de soutien juridique et psycho-social ont été reçues au cours de l’année. C’est pourquoi les permanences juridiques, les accompagnements, les réponses téléphoniques et les échanges par mail ont continué à occuper une place centrale dans les activités de l’association.
Par ailleurs, Femmes de Droit a renforcé sa présence en ligne. Le site internet continue à attirer plusieurs milliers de visiteurs chaque mois. Sans oublier que les réseaux sociaux ont poursuivi leur croissance. De nouveaux contenus ont été publiés régulièrement. Pensons par exemple aux articles juridiques, lives Twitch, vidéos de vulgarisation, campagnes de sensibilisation et publications militantes.
Quelques grandes thématiques
Les grandes thématiques portées par l’association sont restées au cœur du travail mené en 2022. Ainsi, au sein de l’association, on a parlé inceste, violences gynécologiques et obstétricales, violences sexuelles, accès à l’avortement, réforme du Code pénal, aide à la jeunesse, consentement, grossophobie ou encore accès à la justice.
De plus, le travail autour de l’inceste a continué à prendre une place majeure. C’est pourquoi plusieurs projets ont été développés ou consolidés. Pensons notamment, à ce titre, à Inceste Moi Aussi, aux formations destinées aux professionnel.les et aux collaborations avec d’autres associations féministes et de terrain.
En parallèle, l’association a poursuivi son travail de dénonciation du prétendu “syndrome d’aliénation parentale”. A cet égard, elle a maintenu son engagement pour une meilleure prise en compte des violences intrafamiliales dans les institutions judiciaires et sociales.
Un apprentissage continu
L’année 2022 a également été riche en formations, colloques et interventions publiques.
Ainsi, Femmes de Droit est intervenue auprès de magistrat.es, de journalistes, d’associations, d’étudiant.es et de professionnel.les du secteur psycho-médico-social.
Ces espaces d’échange ont permis de diffuser des analyses féministes du droit et des violences. Mais elles ont aussi permis de créer de nouvelles collaborations.
Enfin, malgré une charge de travail immense et des difficultés récurrentes liées au financement du secteur associatif, l’association a continué à avancer avec détermination. Les nombreuses demandes de subsides, les partenariats développés et les campagnes de dons témoignent à la fois des difficultés structurelles rencontrées et de la volonté constante de faire vivre des projets utiles, accessibles et profondément engagés.
2022 aura donc été une année d’ancrage, de croissance et de résistance collective.