Rapport d'activités 2021
L’année 2021 a, elle aussi, été une année particulière, comme le montre le rapport d’activités. Une année encore traversée par les effets de la pandémie. Mais surtout, une année de structuration, d’intensification des projets et de consolidation pour Femmes de Droit.
Malgré un contexte incertain, l’association a continué à grandir. Elle a aussi affiné ses pratiques, renforcé ses outils internes et approfondi ses combats féministes, notamment sur les violences faites aux femmes et aux enfants.
Une organisation qui se structure et s’adapte
L’Assemblée générale s’est tenue une fois. Le Conseil d’administration, composé de quatre administratrices, s’est réuni régulièrement. A ce sujet, les administratrices ont assuré le suivi stratégique, financier et organisationnel de l’association.
Les rôles ont été clarifiés et stabilisés : présidence, vice-présidence, trésorerie et secrétariat. Par conséquent, cette organisation a permis une meilleure fluidité dans les décisions et un meilleur soutien des équipes.
En parallèle, les réunions d’équipe ont continué en format hybride. Mais surtout, l’association a introduit un nouveau format en septembre. Désormais, une première partie se consacre à la gestion de l’association. Ensuite, la seconde partie propose un temps de formation, de débat ou de réflexion collective. De cette façon, ce choix a renforcé la dynamique interne et la circulation des savoirs.
Par ailleurs, l’association a constaté un problème important autour d’une usurpation d’identité professionnelle. A cet égard, elle a mis en place une vigilance accrue. De plus, elle a mené des démarches auprès des autorités compétentes.
Une équipe qui grandit et se forme
L’année 2021 a été marquée par une forte augmentation du nombre de bénévoles et surtout de stagiaires. En effet, l’association a accueilli de nombreuses personnes en formation, au point de devoir encadrer strictement le nombre simultané de stages pour garantir un accompagnement de qualité.
Malgré la charge, les stagiaires ont joué un rôle essentiel dans le développement des projets. Leur contribution a été importante, concrète et précieuse.
Par ailleurs, l’équipe a finalisé une formation interne pour les futures bénévoles. A l’avenir, cette dernière renforcera ainsi l’autonomie et l’intégration des nouvelles personnes.
Enfin, la présidente a entamé un Master de spécialisation en droits de l’enfant à l’ULB. Ce master permettra de renforcer encore l’expertise de l’association sur les violences faites aux enfants et notamment sur l’inceste.
Une association qui renforce ses outils et ses ressources
L’année a permis de consolider les outils numériques et organisationnels. Pensons, par exemple au site web, Moodle, Zotero, Google Drive, gestion des mails et coordination interne.
La communication interne et externe a aussi continué à évoluer. Par exemple, les réseaux sociaux ont connu une forte croissance. Mais aussi, l’association a travaillé à stabiliser et enrichir le site internet. De plus, de nouveaux formats ont émergé, notamment les lives et vidéos diffusés sur plusieurs plateformes.
Une activité juridique et militante intense
Femmes de Droit a poursuivi ses missions de soutien juridique en la matière. Il faut noter que les demandes ont été nombreuses et variées : appels, mails, messages et permanences.
En un mot, l’association a assuré un accompagnement concret, souvent en redirection, parfois en suivi approfondi, et plus rarement en consultance payante.
En outre, les permanences à la Maison des femmes de Schaerbeek ont continué. Elles ont même gagné en régularité et en fréquentation.
Sur le plan militant, plusieurs axes ont structuré l’année : violences sexuelles, violences gynécologiques et obstétricales, droit des femmes, réforme du Code pénal, statut du fœtus, et surtout lutte contre les violences faites aux enfants.
L’inceste au cœur des priorités
Le travail autour de l’inceste est resté central. Il s’est renforcé à travers plusieurs projets structurants : Inceste Moi Aussi, collaborations associatives, plaidoyer politique, formations et réflexions juridiques.
De plus, l’association a réalisé des avancées importantes, notamment dans le dialogue avec le secteur de l’aide à la jeunesse et dans la création de formations à destination des professionnel.les.
Même si certains financements ont été refusés, les dynamiques de coopération se sont renforcées.
Une forte activité de formation et de plaidoyer
L’année 2021 a aussi été marquée par la participation à de nombreuses formations, colloques et interventions institutionnelles. De même, l’association a contribué à des formations destinées aux journalistes, aux magistrat.es et aux professionnel.les du secteur social et juridique.
En la matière, ces interventions ont permis de renforcer la visibilité des enjeux féministes dans l’espace public et institutionnel.
Une année de travail collectif et de résilience
Enfin, 2021 a constitué une année de travail intense, parfois sous tension, mais profondément collective.
L’association a continué à collaborer avec de nombreux partenaires féministes et associatifs. Elle a renforcé ses outils, structuré ses équipes, développé ses projets et consolidé ses expertises.
Malgré les difficultés liées au contexte, Femmes de Droit a poursuivi son objectif central : défendre les droits des femmes et des enfants, avec rigueur, engagement et solidarité.